Seul dans le froid
Installation, exposition et festival de musiques psychedéliques I wanna be a hippy
Avec Michael Hofer et Raphael Julliard.

Mots clés Challenge humain, interdiscipline, esthétique relationnelle, espaces, psychédelisme, emphase

“Peu d’êtres auront été à ce point imprégnés, transpercés jusqu’aux os par le néant absolu de toute aspiration humaine. L’univers n’est qu’un furtif arrangement de particules élémentaires. Une figure de transition vers le chaos. Qui finira par l’emporter. La race humaine disparaîtra. D’autres races apparaîtront, et disparaîtront à leur tour. Les cieux seront glaciaux et vides, traversés par la faible lumière d’étoiles à demi-mortes. Qui, elles aussi, disparaîtront. Tout disparaîtra. Et les actions humaines sont aussi libres et dénuées de sens que les libres mouvements des particules élémentaires. Le bien, le mal, la morale, les sentiments ? Pures “fictions victoriennes”. Seul l’égoïsme existe. Froid, inentamé et rayonnant”. Michel Houellebeck, HP Lovecraft: contre le monde, contre la vie.

Comme point de départ de “Seul dans le froid”, le froid. Le froid extrême qu’il fait à Duplex l’hiver (dû à l’état d’isolation du bâtiment ainsi que sa topographie particulière) oblige la fermeture de ce lieu d’art durant une période de plus de 3 mois. Choisir volontairement d’aller contre cet élément, d’affronter cette donnée imposée, d’agir face à l’agression invisible. Nier le gel, et se réfugier au chaud, à l’intérieur, en hibernation. Déni de réalité collective. Misez que la chaleur humaine d’un public dense, dans un espace isolé, suffira à la tenue d’un festival de musique pop.
Duplex, Genève. Hiver 2006

Seul dans le froid  

Sonic Boom  

Inside  

This is the end