Seul dans le froid, de mémoire
extrait de Une année – roman factuel. 2007

Ça commence dans le bureau, c’est presque la fin. la réunion se termine et nous sommes debout, sur le départ, ou en appui à la table. Je reviens une dernière fois sur mon projet d’occupation du lieu pendant l’hiver, «seul dans le froid». Thomas m’assure qu’il n’y a pas d’activité prévue avant mars. Et je n’en suis pas sûr me souhaite bonne chance. L’idée est de proposer aux frères Chapuisats de concevoir un installation permettant la tenue d’un festival de musique psychédélique «I WANNA BE A HIPPY» malgré le froid extrême prévu par les experts. Raphael me dit qu’il est asses motivé, et que l’on peut voir ce qui est possible de faire. Cool!

Je mange des cacahuètes ou des chips, je fais de l’ordre ou stagne devant l’internet. Greg a dit qu’il allait passer et voilà qu’il arrive avec Aude. On boit de la bière et nous discutons le projet. Ca s’annonce, il est bien partant mais son projet nécessite une centaine de matelas d’hotel. Les matelas seront tressés créant une sorte de chrysalide vide, et wow! même suspendue. Il inspecte les poutres, parle cables et poids. Aude et moi trouvont le projet loin d’être évident. J’essaie de voir le côté positif, cela rentre bien avec mon idée de challenge humain. Nous regardons le site de Gelatin.

Je connais un peu Thomas et Katrin, j’ai fais une fois ou deux le dj à duplex. Pour le vernissage de l’expo des beaux arts, Peintura, il m’a proposé de faire dj à nouveau. J’accepte et c’est inextremisse que l’on signale sur le carton ma présence. Comme c’est une exposition sur la peinture je propose de faire un mix Le portrait de Dorian Gray en musique. J’ai de bons souvenirs de la soirée, c’est la première que le son est aussi bon et j’ai un grand plaisir à développer le fil narratif. Le public est sympa, ivre et détendu. Le quatrième morceau est Vieillir de Brel.

Purin j’ai dû oublier ma carte postale à la Placette. Grrr, je viens d’acheter un thermomètre à un prix raisonnable. Mais je fais bloquer la carte. Je ne peux même plus acheter un cadeau pour ma nièce dans le magasin de jouet. J’espère que ce n’est pas un mauvais signe.

Karl m’apprend au marché qu’il y a peut être un plan pour une centaine de matelas à récupérer au Valais. Je lui demande de me renseigner, et passe l’info plus tard à Greg. Il en a déjà entendu parler par Harold, mais il semble que se soit dejà trop tard. Et il n’y a pas de matelas, aucun fond, et que les frères préfèrent faire une demande au Fmac pour un autre projet. Snif.
Snif, on a un peu la goûte au nez, on est au coin de l’angle, sur la petite place ou il y a le nouveau Gromo. On rigole sur le projet et Cyril m’imagine tout seul dans le froid et promet de m’amener un gateau ou un truc chaud.

Michael qui a rejoint le mouvement, qui alla du cours curatorial et cybermédia à duplex, est motivé par le projet, et de mettre en pratique disons nous avec Raphael aussi. Comme architecte il a plein d’idée de combine efficasse. Je le trouve maladroit, il me fait penser à Gaston la Gaffe et Susan l’appele Douje, car il ressemble à Jesus surtout en hiver.

Mais au deuxième étage un grand moment est en train de, Greg, Sacha, qui est venu pour les fêtes de Belgique, et moi. Master Spip Master, Spip Master, et apprenti Spip Master. Greg y est venu par Sacha, et moi par Greg, pour permettre au groupe de gérer le site en php, jolie bouclette en brochette… On savoure le moment comme il se doit avec du mauvais vin chaud que j’ai préparé. C’est la première étape du projet Seul dans le froid et l’ouverture officielle de la saison d’hiver. Une heure plus tôt je pose un thermomètre digital au mur. Le beamer de Carl passe une série aléatoire de photos de saunas. Eskimo des Residents comme fond sonore, on se les pèle. La double plaque chauffante de Dunja fait penser à une platine et tourne à fond. Une dizaine de personne est venue, Post pour récupérer une pièce. Par faute de temps je n’ai pas respecté sa recette de vin chaud, qui consiste à préparer un sirop de thé et d’épices la veille. Je crois qu’il s’évanouit lorsque qu’il fume le joint. Le diaporama est bien apprécié, mais nous constatons qu’il n’y a jamais de photo de noir nu au sauna. Des enfants dans une école roumaine. Des photos saunas d’hotel, de bois clair, de sueur, et de corps nus ou en peignoir. L’idée de sweat lodge flotte dans l’air… Lorsque tout le monde est parti, Greg et Sacha vont manger une soupe mais je suis trop fatigué pas ce soir.

Evidemment j’ai fait une demande de soutien au Fmac. Je prend des notes sur le projet, mes motivations, l’intérêt artistique. La prise de température, le challenge humain. Lovecraft est toujours dans un coin, et je relis l’intro du livre de Houellbeck, un passage parle de la présence singulièrement froide de l’ego face à l’intersidéral intégral. Je penses faire venir Sonic Boom et et il faut trouver la matière première. Je devise mon travail à mille francs, sur un budget de 9000. La grande part du gateau en matière première pour les frères. Bon ils quittent le navire. Et de toute manière aucun soutien, Cecconi m’apprend que je n’ai pas fait appel aux bon service. J’aurai dû demander la bourse pour curateur, je ne comprend pas.

Ok c’est tout bon! Sonic vient volontiers, j’ai juste un peu peur de confirmer la date, le flou s’installe et je dois prendre pied dedans et assumer la responsabilité du truc. Les caisses de l’association sont vides comme toujours, nous tournons avec un budget minimum qui nous autorisent au maximum le mois en mois. Nous nous échangeons quelques mails et j’arrête la première date du festival. Daze m’a confirmé sa présence en tant qu’Original Bruno Clone pour le 23 du deux zero six. J’imagine passer mon anniversaire dans le froid en écoutant la sélection acid du Master dj. Et je suis également content de recevoir le mail de Joachim, qui me passe le contact de Yarwez Wilson. Je me rappelle d’avoir écouter sans fin son mix sur Dirty, Ther coming to take me away hihi haha…

J’arrive chez Raph, en fait il y a quelque chose de collectif prévu et nous passons un moment dans sa cuisine avec quelques autres, mais j’oublie quoi. En fin de réunion surtout nous essayons d’acheter le billet de Sonic avec sa carte de crédit, mais entre ce matin et ce soir le billet a pris 40 Livres. Il faut repenser l’horaire, dommage c’aurai été une bonne première brique à l’édifice. Nous écoutons des disques, il a un poster de Transam, et lorsque que nous comparons nos goûts nous tombons d’accord sur Voigt et tout particulièrement aka Gas. Nous l’ajoutons mentalement à la liste des artistes à inviter à Genève.

Je prend contact avec la voirie pour me faire prêter des abris que je vois lors des précampagnes politiques aux rues Basses. Mais niet, ni abris ni serres. Michael me remonte le moral, et nous buvons des cafés le matin au Mamco en se plaignant de l’effet nocif des cigarettes entre autre. Il m’assure la construction d’un abri protégeant du froid, l’insaunorisation n’est pas assurée. J’ai repéré un site californien qui propose des Modular Dwellings, petites structure cabane de bois et de verre, elles augment d’une pièce tout jardin. Je phantasme depuis un moment dessus, ou bien est-ce le jardin. Je lui en parle, à Alexandre je dis que la suite prend la forme d’un sauna, ouais essayons de construire un sauna.

Alain qui travaille maintenant pour la Croix Rouge me parle d’un stock de combinaisons de ski eighties fluos. Ok pourquoi pas, ou un pancho géant serait bien, d’une couverte cousue trouée et tendue dans l’espace et une soufflerie au sol pour propulser l’air chaud… Non, les combinaisons doivent être vendues, et le seront paraît-il. Le sauna reste définitevemnt la solution la plus conviviale.

Sonic Boom me propose de booké Magnétophone un groupe de Birmingham dont il s’occupe, j’écoute leur mix sur 4ad, et lorsqu’il me relance accepte la date dans quatre mois. Je commence à me lacher, mais réalise plus tard que cela tombe un lundi ou quoi. J’ai aussi vraiment l’impression de gonfler Susan avec l’histoire, mais elle me soutient et Ewan aussi. Elle dit que c’est cool.

Surprise, il fait beau ce matin et j’arrive à l’atelier plus tard que d’habitude. Le copain de Julie est là. En train de dessiner des arabesques florales sur de long pavatex fin de deux mètres, il en a une vingtaine. On discute et il m’explique que c’est pour des caissons lumineux pour une soirée de Edelweiss au Centre. Ok bosse bien.

Un jour j’ai vu Thomas chez l’ébéniste en bas de l’atelier. Et le jour d’après il y a d’énorme chassis de style peinture, et lorsque je le recroise il me fait une blague est raconte une histoire de commande inéspérée de peinture grand format et payer. Bravo, et ce n’est pas de la toile mais du plastique épais inifugé! En fait c’est pour la déco de la fête de l’Esba, lui et Harold ont eu un poste de décoration. Un jour je lui reparle de ce matos, et il a récupéré le bois et le plastique et planifie d’isoler son atelier pour l’hivers avec, mais il veut bien mettre à disposition une dizaine de mètres carrés d’inifugé.

Raphael a un projet de longue haleine, qui consiste à déplacer cent mètre carré de pavatex de lieux d’art en lieux d’art, et de les entrposés pour une durée variable. Il proposer de les disposer durant l’hiver à duplex au sol.
Le jour d’après à l’atelier il y a le copain de Julie et Picant qui manient des scies sauteuse en buvant des bières. Je lui demande comment ca va, et si il a un plan pour des torrents. Il a l’air bien, et s’investit dans son travail. Contre les murs il y a un paquet de séries de lambourdes. Je demande immédiatement comment elles vont finir, elle vont être jeté dans une benne louée après la soirée tôt le matin alors je demande à les répurés. C’est d’accord en plus il y a plein d’autre trucs potentiels à débarasser. Je propose de payer une partie, mais c’est pas la peine. Merci pleins, sourire. Le jour d’après je passe pour le montage pour regarder le matériel, Picant me demande pourquoi et je lui explique en gros l’idée du festival psychedélique, et il m’affirme que pourquoi pas.

Dans l’après-midi j’informe les copains du potentiel, Michael peut me prêter une visseuse nucléaire mais travaille toute la journée du vendredi et Raph me prête sa galerie J et sa voiture. Le plan est café avec michael, puis cession dévissage de lambourdes dans l’entrée du Centre éclairé à la lumière du petit magnétophone que j’ai amené. J’écoute encore cette vieille cassette des Métissages ambient comme d’habitude, et au bout d’un moment j’ai un système à la chaîne pour démonter les structures de bois asses rapidement. A dix heures Raph arrive et nous posons tout en rigolant sur le toit de sa voiture, on accroche le tout, on bourre le coffre de moquette noir à peine utilisé. Direction GD, la cave de l’école d’art abrite les cent mètres de pavatex, elles sont délogées de derrière la grande cimaise et nous réalisons qu’elles sont trop larges pour passer par le monte charge. Soit montons les à la main. Nous alternons, et commencons à les poser en tas sur la voiture. C’est un projet sympa mais les planches sont super lourdes, et avec des gants il n’y a pas d’hadérance alors à mains nues. Lorsque tout est sangler sur le toit, un tuning sympa d’environ un mètre de haut de bois et pavatex, l’effet Gaston Lagaffe est évident. Raph prend des photos, il est onze et demi et je dois me hater de chercher Ewan à la sortie de l’école. Raph monte à duplex, et m’apprend par sms qu’il décharge entre midi et deux. L’après-midi nous montons tout au deuxième étage et Michael vient voir le matériel.

Je demande après avoir vu leur expo à la Villa Bernasconi aux frères leur bache de piscine bleue. Ils acceptent volontiers et cela me fait plaisir qu’il participent aussi de cette façon à l’histoire.

Michael crayonne quelques bout de carton, j’insiste avec les Modular Dwellings, je lui remontre le site et tout. Il est confiant, le matériel à l’air efficasse et propose d’acheter encore vingt mètres de plastique non inifugé. Raph avance l’argent pour les vis, et j’ai repéré sur le chantier d’à côté, au centre d’injection en pleine transformation, des lambourdes de cinq mètres que j’achète à bon prix car on est vendredi, et que l’argent c’est pour les gars.

Le montage tient du challenge humain, le sauna est monté en 8 heures sur trois jours. Nous travaillons vite, il fait froid, écoutons de la musique fort, fumons abondament, mais le premier jour j’ai honte. Je suis plein de doutes que j’impose à Michael, le soir je lui téléphone pour m’excuser. Et je décide de m’en remettre complétement à lui en ce qui concerne la structure. Les deux autres cessions de travail se déroulent dans le froid, mais nous avancons vite, et la fumée du hashish nous aide à garder une cadence robotique et de douce transe. Raphael travaille avec ses pantalons gris classe.

Une réunion presque officiel à lieu dans le sauna dont nous sommes asses fières, les autres sont un peu incrédules et nous aussi. je demande s’il y a des personnes qui peuvent aider au bar pendant la soirée, et nous essayons de compter en nous mettons sur une ligne, le nombre de personnes qui pourraient tenir dans la structure. Je fais des calculs financiers dans ma tête, et recois un coup de téléphone qui dure longtemps à l’extérieur. Quand je reviens dans le sauna, Sachsa s’est frité avec Thomas et il quitte duplex énervé pour ne plus y revenir. Elia et Jonathan annoncent aussi vouloir concentrés leur forces sur la fin de leurs études, mais sont motivés pour aider au bar durant le festival. A la fin de la réunion nous avons perdus trois membres officels mais gagner trois degré de température.

J’ai bien reçu l’autorisation de la police pour le festival, mais elle est adressée à Duplex, centre d’art contemporain, 10 rue des Vieux Grenadiers. Bien, nous voilà proclamer institutions quelques jour avant la première soirée. Je prend contact téléphonique avec le service, malheureusement accompagné de Daniel en haut parleur la conversation tourne vite à l’échange d’insultes et le préposé aux patentes lui raccroche au nez avec raison. J’essaie de rattraper le coup par une courte lettre ou je pose les faits de l’erreur et leur demande de la réctifier. Le lendemain je m’excuse encore par téléphone et le préposé aussi il s’est laissé emporter.

Les flyers sont distribués, la bière a été livré cette après-midi, et elle est dejà payée.

Cela commence à chiffrer, mais j’espère que la bière chinoise et thaï sera appréciée. Michael a amené treize, je crois, pierres de rivière, Angela a avancé l’argent pour une bombonne de gaz pour permettre la cuisson des pierres. Il prévoit une performance ou il dispose les pierres chauffées à blanc dans le sauna.

Sonic Boom me reconnait facilement à l’aéroport avec Ewan, il voyage léger. Et paraît très jeune. Il a des mocassins indiens qui ne semblent pas très chaud. Il pleut. Je l’amène chez Angela qui a préparé une chambre dans leur maison. Early baked, il fume ses joints le matin, on commande de l’herbe pour lui sur internet et il est dejà tout content. Il mange des petits suisses, le soir on mange une fondue. Les Britanniques adorent le fromage suisse. Il se traite à la méthadone, vodka glacée, et joints. Les après midi, il traine à l’atelier pour écouter des disques, fait des tours dans le quartier, il achète des maquettes d’héroines manga, on discute un peu, il raconte sa collaboration avec Delya Derbishyre, je suis tout sucre, j’adore White Noise. Dans sa petite valise, il y a quelque vynils, et des cds et son mp3. Il m’assure que cela suffit. Le soir il pique du nez devant un dvd. Raph est passé voir la bête à la maison, nous faisons le point de la situation, et parlons de ces mocassins. Comme Peter loge à la servette, je lui paie le taxi en espérant qu’il se souvienne de l’endroit. Je décide que les frais de taxis, et aussi les frais d’herbe devront être couverts par les recettes futurs du festival. Angela me téléphone pour me demander de venir m’occuper de Sonic. Il la solicite beaucoup, il faut bien s’en occuper. J’ai une drôle d’impression lorsque je la balade à Genève, à Duplex le voisinage toximane me fait un triste effet et le regard de certains aussi. Je penses à un passage de Burroughs. Le dernier jour, c’est l’anniversaire de Susan. Nous nous sommes pris la tête. Mais la journée finit bien, nous mangeons des hamburgers végis et viandes, Peter lit un Mr Men, Mr Unbelievable, à Ewan, et je trouve cela chou. Je lui offre du fromage de chèvre, et il prend l’avion.

Elena me prête son drapeau Infinity mais nous n’avons pas réussi à le rappatrier de Berlin à temps, j’ai le drapeau War de Post mais je décide de ne pas l’utiliser si celui d’Elena manque. La dream machine sera utilsée lors de la dernière soirée.

Laulau est la première arrivée, j’ai opté pour des horaires serrés, ouverture à 20h fin à 0h. Je suis asses stress, et je dois passer les disques avant Sonic. Il a mangé un bon steack à la vodka chez Thom. Il est tout remonté et propose de commencer à passer les disques, et la musique est vraiment bien. Une vieille écoute de qualité. A neuf presque personne ne vient, je prends les platine une heure trouvant d’hommage que personne ne soit là pour écouter sa sélection.

Il y a un grand nuage de fumée d’eau lorsque Raphael verse une pleine bouteille dans la marmite ou sont en train de griller un bon paquet de sucre et du gingembre. Le public commense à arriver, vers dix heures il y suffisament du monde. Sonic Boom commence un nouveau set, cool. A et vingt, Franz m’apprend qu’il vient de se faire contrôler par la police à l’entrée. Je suis défait, et voilà il faut aller discuter le coup. L’un des policiers me fait remarquer qu’il trouve que je ressemble à l’acteur de Brice de Nice. Ils ne veulent rien entendre, et il faut aller faire déposition au poste, «il faut juste aller prendre quelque lignes» répète-il, cassé! J’hallucine on entends même pas la musique de dehors, Katrin et Michael m’accompagnent, merci. Nous essayons de faire s’écouler le moment le plus lentement possible… je demande au policier de bien tout expliquer. Nous relisons méticuleusement le brouillon de déposition, nous essayons de le convaincre de notre bonne fois et d’améliorer le style. Katrin réussit à substituer la déposition. Cinq minute avant minuit nous sommes libérés avec l’ordre d’arrêter la soirée. Sur place, il semblerait que Sonic ait eu des problème à certains moments. C’est flou, mais il aurait cassé un disque. Je monte le voir, il est content de me voir je crois. Je lui explique le topo et nous convenons d’encore deux morceaux pour finir. J’en parle avec le disquaire de Lausanne, qui me dit que c’est bien et c’est ce qui est prévu sur le programme. Nous fermons Duplex un peu plus tard. La température a atteint les 18 degré intérieur, pour un moins 5 extérieur. Pas mal! Et après je suis pas mécontent de la prestation de Sonic, une légende vivante, intégrale, lumière noire, exposant son mode de vie à la vue de tous, révélé. Un peu déçus de ne pas avoir écouter son mix.

Pour la seconde soirée je n’ai pas d’autorisation, j’ai les boules et m’imagine déjà avoir des problèmes. Après en avoir discuter avec Daze, je propose de ne pas faire d’entrée et de laisser les boissons à prix libre sous entendu de soutien. C’est une soirée pour mon anniversaire, Annie La Pute passe des disque plannants allemands avec Mas. Puis Daze envoie l’acid, dans la maisonette que l’on a construite. Dans notre maisonette. Le public n’a pas l’habitude d’entendre des sets acid pur, ils ont le sourire. Au bar d’à côté il y a un concert jazz, et lorsque je vais uriner, du parking j’entend le pure acid jazz. La soirée se termine avec de l’ambient dès minuit, Daze m’offre la soirée pour mon anni.

Raph fait une farce, il a été chercher Yarwez à l’aéroport, mais il m’appelle pour me dire que Yarwez n’est pas là, l’avion si. Une heure plus tard, il me rappelle pour me dire que Yarwz s’est trompé d’avion et vole vers la Russie! Mais non, il s’est perdu entre deux douanes ils arrivent. Il est sympa, il soigne son apparence, c’est un dandy parisien.

Le dernier soir je joue un morceau de prière arabe par 808 states, Michael me demande si c’est incantatoire, j’espère et la dreammachine est installée. Filippo fait faire de petites cessions rêve. Il y a du monde pour aider au bar, une autorisation, et tout est bien, surtout la musique. Yarwez voyage avec deux malettes de cds, et un bon sacs de vynils. J’ai l’impression qu’il y a plus de fille que d’habitude. Chocolate Fudge frome the Vault.

Le démontage de l’installation se passe en une après-midi, Carl est venu prendre 1200 photos qu’il monte en film d’une minute environ. Michael recupère une partie du matériel pour isoler son atelier. Raphael 100 mètres de pavatex qui iront à Lausanne, et la bache de piscine bleue rejoint ses propriétaires. Tout est bien qui finit bien. Je passe la gestion du site de aduplex.ch d’html à php, et envoie un mail au groupe pour rappeler que bientôt nous aurons un problème avec l’exposition des diplôme de l’esba qui va nous être imposée.